Si ces insectes semblent avoir une préférence pour
les essences du genre Acer sp. (Érables), ils sont néanmoins
très polyphages (mangeurs de bois vivant) et pourraient
s'attaquer à toutes les espèces feuillues.
Il n'existe aucun traitement curatif. En cas de contamination
en milieu ouvert (jardins particuliers, bois, alignements routiers,
...), les sujets contaminés et les plantes hôtes
situées à proximité doivent être abattus
et détruits. Pour empêcher la dispersion, il est
donc impératif de signaler à l'AFSCA la présence
de ces insectes immédiatement dès leur découverte.
Ils sont très difficiles à repérer car les
adultes ne sortent que la nuit, et les larves sont invisibles
à moins de couper une branche. Le seul moyen de déceler
leur présence sont les trous de plus ou moins 2 cm de diamètre
apparents sur l’écorce de votre arbre (voir photo
4).
La mondialisation des échanges commerciaux et l’intensification
du transport des personnes et des biens à travers le monde
favorisent l’introduction d’espèces exotiques
hors de leur aire de distribution naturelle. Parfois les répercussions
sont immenses au niveau de la biodiversité mais aussi au
niveau financier ! L’impact des plantes
invasives (et uniquement les plantes) sur l’économie
américaine est ainsi estimé à 123 milliards
de dollars.
Plus inquiétant encore, le taux de naturalisation des espèces
exotiques est appelé à s’intensifier dans
les années à venir à cause du réchauffement
climatique !